Sans aucun sentiment de nostalgie, avouons le, elles representaient les plus douces annees de nos vies.
Quelles étaient belles ces années ou la vie etait simple, facile, belle, ensoleillée dans cette ville beige où il ne pleut jamais.
Cette epoque represente le debut d'une maturité d'esprit; on s'emancipe, on sort avec son (sa) petit(e) ami(e), on pique la voiture de ses parents le vendredi pour aller faire des derappages dans le desert...oupss, j'en ai un peu trop dit
On n'avait jamais l'impression de travailler, pourtant nos programmes complétaient bien la richesse culturelle de l'Egypte.
Je me rappelle qu'on buvait des 7up ou des mirinda pres d'un kiosque, qu'on allait danser dans les night club des grands hotels, qu'on allait voir les pyramides sur un coup de tete.
Je me rappelle aussi que les parents aussi faisaient parfois les 400 coups.
On dormait parfois chez les uns et les autres.
On se decouvrit de nouvelles affinités. On était loin de la France, et ca faisait du bien. On cotoyait les enfants des consulats africains ou des gens du metro, ou encore la creme de la diplomatie. C'etait the other side of mitterand way of life.
Alors depuis mon bac C en 86 (TC : Joelle mayrargue, Olivier Breteche + 1 quatrieme qui n'etait pas souvent là), je suis rentré à Paris, ville froide, humide, morose, triste à mourir. Math sup et spe pour finalement faire une ecole de design industriel LES ATELIERS (une des meilleurs ecole au niveau developpement humain et personnel). puis en 93 dipplome en poche, je me suis lancé a corps perdu dans les Rave party en etant DJ et producteur.
Et puis papa de 2 garçons Etenn (96) et Axen (98). leur photos sont sur www.laurentho.com/galerie. Ils vivent avec leur mere, une nouvelle compagne depuis 4 ans, mes associés qui me font un sale plan, et je me retrouve a 38 ans en train de decouvrir le monde de l'image (prod, montage, scenarisation,...). Donc un nouveau depart, un peu chaotique, mais immergé dans la creativite : une chance a notre epoque.
La vie va. De toute façon je deborde d'optimisme à partager avec les gens, bien que des fois ma froideur en glace certains.
Oui, notre vecu en Egypte nous a ouvert l'esprit sur la culture des autres en general.
Nous avons eut la chance aussi de vivre dans une communauté assez homogene, tous heureux et insouciant a l'abri des perils de la société...
Anciens amis, je suis heureux de vous retrouver meme si nos gouts, nos aspirations, nos valeurs ont changé.
Nous n'aurions peut etre plus grand chose a partager maintenant si nous nous voyons, car nous sommes tellement differents... mais je crois qu'Il y a encore des choses qui nous unissent.
A tous, welcome back.

Je partage ta vision des choses...
Elles étaient douces ces années d insouciance ou nous vivions entre parenthèse...