Printemps arabe ?

Lorsque je vins au caire comme jeune coopérant envoyé pour enseigner l'histoire au lycée français du Caire (alors installé dans les locaux du CCF à Mounira), je fus rapidement invité à une soirée par certains de mes élèves. L'un d'entre eux était Mahmoud el-May, un sympathique Tunisien (ce n'est pas une figure de style, il était vraiment sympa !) Alors, depuis quelques temps je trouve bizarre de n'avoir rien lu sur ce soi-disant printemps des peuples arabes qui aurait débuté en Tunisie. Sans doute parce que, finalement, le site des Anciens du Caire attire moins de lecteurs que ce redoutable vecteur "révolutionnaire" qu'est devenu Facebook (fesse-bouc en Français pour respecter la prononciation des anglophones). Et voici que nous sommes le 12 février, j'ouvre le site des Anciens du Caire et je ne vois rien sur le départ du Raïs annoncé la veille vers 18 heures (heure locale). Il semble que cela n'intéresse personne parmi tous ces Anciens du Caire. Aucune réaction ! Rien des "Anciens" encore sur place ! Rien des "Anciens" du reste de la planète ! Et pourtant, en Egypte, tout commence aujourd'hui ! S'il ne s'agissait que du départ d'un homme ! s'il ne s'agissait que de lui demander des comptes à lui seul et à sa famille, voire même à son premier cercle ! Alors, juste une réflexion d'un "Ancien" prof d'histoire-géo qui, en tant que tel, se permet de rester sceptique quant à ce qui va suivre ... tant en Égypte que dans le reste du Proche-Orient ou du Maghreb. Et quand je parle du Proche-Orient, je n'exclus aucun État. Aujourd'hui l'Éditorial du Monde dit : "Un bouleversement à la tête de l'Egypte ne peut pas ne pas ébranler le statu quo politique dans un Proche-Orient où, à l'exception d'Israël, règnent des régimes atteints des mêmes pathologies : paternalisme présateur, omnipotence des services de sécurité, dévoiement des pratiques électorales." (Le Monde, 13-14 février 2011). Et pourquoi devrait-on exclure un certain pays ci-dessus nommé ? l'État en question ne pratique-t-il pas un paternalisme prédateur en confisquant des terres occupées depuis 1967 ? ses services de sécurité ne sont-ils pas omnipotents ? ses pratiques électorales ne sont-elles pas, d'une certaine manière dévoyées puisqu'en sont exclus les habitants des territoires occupés dont le sort est à la merci d'un occupant qui n'a aucun compte à leur rendre ? Bon, les "Anciens", amusez-vous avec ces quelques réflexions ! Et merci à nos amis Barack O., Nicolas S., Angela M., David C., Silvio B. et Benjamin N. pour leur vigilance dans la défense de la démocratie ! (oups, désolé pour ceux que j'ai pu oublier)

J'étais une de vos élèves dans cette fameuse 6ième !

Et oui, et j'étais une de vos élèves dans cette fameuse 6ième avec un jeune égyptologue comme prof ! C'était, il y a 33 ans ... Et je me souviens de vous comme si c'était hier, en particulier parce que vous nous aviez emmené au musée du Caire, et en particulier à la salle des momies ... C'était génial, et je crois bien que c'est grâce à vous que j'ai aujourd'hui cette passion de l'histoire comme une recherche très vivante et passionnante, même si c'est plutôt vers la Renaissance et ses révolutions intellectuelles et artistiques que je me suis tournée ... Ravie de vous avoir retrouvée ...

Isabele Gourceaud… oui, je

Isabele Gourceaud… oui, je me rappelle ce nom et il me emble être capable de remettre un visage sur ce nom. En revanche, je ne me rappelle plus du tout avoir enseigné en 6e quand j'étais au Caire. J'ai enseigné dans ce niveau lorsque je suis retourné en France. Mais, au Caire je ne crois pas. En tout cas, je suis content d'avoir pu transmettre un peu de ma passion pour l'histoire à certains de mes élèves.